Resumé des activités

IMAGE Résumé des activités 2015-2016
jeudi 25 août 2016
Maintien de la labellisation SOERE H+ International   La labellisation du SOERE H+international a été renouvellée pour... Read More...
IMAGE Resumé des activités 2011-2012
vendredi 18 octobre 2013
Après sa labellisation en 2011, le SOERE H+international a été doté d'un budget en mars 2012. L'année 2012... Read More...
Resumé des activités 2012-2013
vendredi 18 octobre 2013
Aux cours des deux dernières années, les suivis hydrologiques, géophysiques et géochimiques sur les sites du... Read More...

Flux, transferts et temps de résidence

Caractérisation du transport non réactif sur le site dePoitiers :

Des expériences de traçage à la fluorescéine sont réalisés d’une manière systématique entre les différents forages du site afin de déterminer la distribution spatiale des paramètres advectifs et hydrodispersifs de l’aquifère.

Suivi hydrologique et caractérisation des propriétés de transport sur les sites d’Hyderabad

Sur le site de Maheshwaram les activités ont principalement permis de compléter les données acquises précédemment en prolongeant le suivi des variations de niveaux d’eau et les pluies. Une large partie de l’activité a été de mettre en place une base de données contenant l’intégralité des données acquises depuis plus de 10 ans sur le site et de les rendre accessibles sur le réseau H+. Les données sont aussi présentes sous forme de SIG. Sur le site de Choutuppal, des expérimentations spécifiques (tests hydrauliques) visant à caractériser la compartimentation des aquifères ont été réalisées. De plus des essais de traçage ou de push-pull ont été réalisés pour caractériser les processus de transport de soluté dans les milieux fracturés. Le suivi du site ainsi que son développement par de nouveaux forages a été effectué.

Monitoring des points d’écoulements (hydrodynamique, hydrochimie) sur le site du LSBB

Le suivi hebdomadaire des points d’écoulements actifs (de 4 à presque 60 selon les conditions hydrologiques) inclus une mesure manuelle du débit, des paramètres physico-chimiques (pH, conductivité électrique et température) et une analyse en laboratoire des échantillons d’eau (ions majeurs et carbone organique total). Une station de mesures des débits des points d’écoulements adaptée aux conditions particulières du site est en cours de développement. La mesure en continue de la fluorescence naturelle sera également ajoutée sur certains points en fonction du matériel disponible (Fluorimètre GGUN FL30.). La hiérarchisation de ces points d’écoulements avec la profondeur et le degré de fracturation – karstification a été analysée (thèse Aurore Barbel-Périneau).

Mesure des vitesses d’écoulement sur le site de Ploemeur

En collaboration avec les Universités de Liège (P. Janin et S. Brouyères) et de Bochum (A. Englert), une comparaison de mesures de vitesse d’écoulement en forage mesurées soit par FVPDM (Finite Volume Point Dilution Method, Brouyères et al, WRR 2008) ou bien par la méthode classique de dilution (Drost et al., 1968) a été effectuée. L’innovation principale a été de réaliser ces mesures en milieu fracturé sous obturateurs à 80 mètres de profondeur et pour différents débits de pompage sur un forage adjacent. Outre le caractère darcéen des écoulements, les expériences montrent que la méthode FVPDM est plus précise bien qu‘elle nécessite des durées d’expérimentation plus longues.

Mesure spatialement distribuée par fibre optique de la température et des vitesses d’écoulement sur le site de Ploemeur

Depuis 2006, la fibre optique est apparue comme une innovation technologique majeure en hydrologie pour suivre les variations de températures notamment celles liées aux flux d’eau lors des échanges nappe-rivière mais n’avait pratiquement jamais été utilisée en forage. Pour tester son potentiel en hydrogéologie, des expériences innovantes ont été réalisées en 2012 et 2013 en collaboration avec les universités d’Oregon State University (John Selker, USA) et celle d’Eastanglia (T. Read et V. Bense, UK). Les premières expériences ont surtout consisté à montrer tout l’intérêt de la fibre optique pour caractériser les écoulements et le transport thermiques en milieu hétérogène (Fig. 4, Read et al., 2013). Une deuxième série d’expériences de 3 semaines à l’été 2013 nous a permis de tester l’intérêt de câbles chauffants pour la mesure des flux et des écoulements en forage. La mise au point de ces nouvelles méthodes de mesure laisse entrevoir de nombreuses applications en hydrologie et hydrogéologie.

Figure 4 : Profils de température mesurés en forage à différents temps dans le cadre d’une expérience de traçage thermique sur le site de Ploemeur (Read et al., Geophys. Res. Lett., 2013). La fibre optique permet de détecter l’arrivée du traceur thermique à différentes profondeurs.