Resumé des activités

IMAGE Résumé des activités 2015-2016
jeudi 25 août 2016
Maintien de la labellisation SOERE H+ International   La labellisation du SOERE H+international a été renouvellée pour... Read More...
IMAGE Resumé des activités 2011-2012
vendredi 18 octobre 2013
Après sa labellisation en 2011, le SOERE H+international a été doté d'un budget en mars 2012. L'année 2012... Read More...
Resumé des activités 2012-2013
vendredi 18 octobre 2013
Aux cours des deux dernières années, les suivis hydrologiques, géophysiques et géochimiques sur les sites du... Read More...

Imagerie hydro-géophysique

Valorisation « hydrogéologique » des données sismiques 3D sur le site de Poitiers :

Les données géophysiques de sismique 3D haute résolution acquises en collaboration avec l’Institut Français du Pétrole (Fig. 1) sont utilisées comme éléments de contraintes pour des simulations stochastique de réseaux d’écoulements préférentiels selon une approche de type « Monté-Carlo ».

Figure 1 : (A) Bloc 3D des pseudo-vitesses sismiques du site expérimental de Poitiers ; (B) extraction des zones de faible vitesses assimilées aux hétérogénéités karstiques

Figure 1 : (A) Bloc 3D des pseudo-vitesses sismiques du site expérimental de Poitiers ; (B) extraction des zones de faible vitesses assimilées aux hétérogénéités karstiques

Investigation géophysique autour de l'observatoire GEK sur le site du Larzac afin d'identifier les structures potentiellement hydrogéologiques actives.

Dans le cadre de la mise en place du gravimètre supraconducteur à l'observatoire GEK, il était essentiel de caractériser le milieu et son hétérogénéité. Ainsi de la sismique, de la géophysique en forage et de la pétrophysique sur un forage carotté de 50 m ont été réalisés. Le principal résultat est la mise en évidence de couloir de faible vitesse sismique correspondant au couloir d'altération et à la fracturation visible en surface (fig. 2).

Figure 2 : vitesse des ondes P à l'altitude de 703m (~10m de profondeur) en couleur et isocontour de la topographie en noir et blanc. Le trait gras représente la topographie projetée à la surface de l'Aven des Dolines. Crédits : P-Y Galibert

Caractérisation géophysique des structures hydrogéologiques sur le site du LSBB

Les campagnes de caractérisation du milieu karstique au droit du point d’écoulement D (écoulement pérenne à 35 m de profondeur) ont été poursuivies (thèse Simon Carrière), avec notamment une deuxième campagne de RMP (Résonance Magnétique de Protons) en février 2012. Ces mesures ont permis de valider la présence de stocks d’eau dans cette tranche de la zone non saturée; en complément, la gravimétrie et la tomographie électrique ont permis d’observer des variations saisonnières de teneur en eau à différents niveaux de la zone non saturée et de les mettre en relation avec le régime d’écoulement du point D. La tomographie électrique apparaît comme une technique prometteuse pour suivre les transferts d’eau au cours d’un événement pluvieux et mettre en évidence une humectation des horizons superficiels. Des campagnes de GPR et de sismique ont été réalisées en partenariat avec d’autres laboratoires en décembre 2012. Les mesures inclinométriques longue base continues ont été poursuivies pour suivre la charge hydraulique du massif. Des mesures inclinométriques en forage (inclinomètre commercial Lily et inclinomètre développé dans le cadre de l'ANR Lines) ont également été réalisées.

Suivi hydrogéophysique sur le site de Majorque

Le suivi hydrogéophysique du site à l'aide de la complétion multi-obturateurs WestBay (puits MC2), de sondes Hydreka (puits MC8) et de profils diagraphiques répétés dans plusieurs puits se poursuit sur le site de Campos, en se focalisant sur l'étude des processus dans la zone de mélange entre eau douce et eau de mer. Pour cela Vanessa Hebert s'est appliquée dans son travail de thèse à produire une représentation de la structure des carbonates du site sur 8 ordres de grandeur, allant de l'imagerie tomographique RX de carottes à l'échelle du µm jusqu'à l'imagerie géophysique à échelle du site (Fig. 3). Ceci a permis de mettre en évidence les relations entre dissolution et de précipitation au sein de l'aquifère, montrant qu'à chaque zone de développement de vacuoles (en l'occurrence à 25, 38 et 58 m dans le puits MC2) correspond une zone de précipitation de calcite située juste en dessous, constituant une barrière de perméabilité qui focalise les écoulements juste au-dessus et ainsi accentue le processus de dissolution (Hébert et al., 2013; Garing et al., 2013a).

Figure 3 : Profil de porosité mesuré sur le site de Majorque et images au microscope associées