Resumé des activités

IMAGE Résumé des activités 2015-2016
jeudi 25 août 2016
Maintien de la labellisation SOERE H+ International   La labellisation du SOERE H+international a été renouvellée pour... Read More...
IMAGE Resumé des activités 2011-2012
vendredi 18 octobre 2013
Après sa labellisation en 2011, le SOERE H+international a été doté d'un budget en mars 2012. L'année 2012... Read More...
Resumé des activités 2012-2013
vendredi 18 octobre 2013
Aux cours des deux dernières années, les suivis hydrologiques, géophysiques et géochimiques sur les sites du... Read More...

Aux cours des deux dernières années, les suivis hydrologiques, géophysiques et géochimiques sur les sites du réseau ont pu être assurés dans de très bonnes conditions, quasiment sans perte de données. Les activités menées sur les sites en 2012-2013 se résument en quatre points principaux :

 

Le développement et la validation des méthodes d’imagerie hydro-géophysique :

L’utilisation de mesures géophysiques pour estimer la distribution spatiale des propriétés hydrologiques a connu un fort développement durant ces dix dernières années (Hubbard et Linde, hydrogeophysics treatise 2011) parce qu’il s’agit des seules méthodes d’investigation non intrusives. L’ambition est d’obtenir à la fois des images hautes résolution de l’hétérogénéité du milieu et des estimations à grande échelle des paramètres hydrologiques effectifs. Si certaines techniques sont arrivées à maturité, la plupart des méthodes doivent encore être testées sur le terrain et adaptées pour les milieux hétérogènes. Les mesures effectuées en 2012-2013 sur les sites du SOERE H+ couvrent une large gamme des méthodes géophysiques, incluant des campagnes géophysiques (sismique, électrique, géophysique de forage, résonnance magnétique des protons, ground penetrating radar), des mesures hydrogéodésiques (inclinomètres longue base, inclinomètres de forage, GPS différentiel), ainsi que des mesures gravimétriques (absolue et relative). L’ensemble de ces mesures constituent une base de données unique pour progresser vers l’application sur le terrain des concepts de caractérisation hydro-géophysique. Cette activité est appelée à se développer fortement dans les prochaines années dans le cadre de l’equipex CRITEX.

La mesure des flux, des transferts et des temps de résidence :

La caractérisation de l’hétérogénéité des écoulements et son impact sur le transport des éléments est au cœur du questionnement scientifique des sites du réseau H+. Des mesures des débits d’écoulement sont pour cela effectuées à différentes échelles (sol, forages, galeries).  L’utilisation de la température comme traceur des flux est une méthode particulièrement prometteuse pour obtenir une caractérisation des flux à haute résolution spatiale. Les premières mesures de température et de vitesse d’écoulement par fibre optique ont été effectuées en 2012 et 2013 sur le site de Ploemeur. Cette technique toute récente sera appliquée aux autres sites dans le cadre de l’equipex CRITEX. En complément des mesures de flux, des campagnes d’essais de traçage ont été menées en 2012 et 2013 sur les sites. Les données obtenues apportent de nouvelles informations sur les temps de transfert dans ces milieux très hétérogènes et permettrons d’apporter de nouvelles contraintes sur les modèles de transport dans la zone critique (sol/zone non saturée/aquifère).

La confrontation des modèles aux données et le problème inverse en hydrogéologie:

La production de données permettant de tester les modèles de prédiction des flux et du transfert des éléments dans les milieux souterrains est l’un des enjeux majeurs du SOERE H+. La confrontation des modèles aux données pose directement la question du problème inverse en hydrogéologie. La réflexion à ce sujet a été menée dès la création d’H+en associant des équipes de modélisateurs au développement des sites. Des progrès significatifs ont été obtenus dans ce domaine. Les données de sites H+sont utilisées pour tester des modèles à différentes échelles par des équipes dépassant largement le cadre d’H+. L’exemple du benchmark mené sur le site de Poitiers illustre cette démarche. Des recherches en partenariat avec l’Université de Lausanne (Suisse) sont aussi en cours pour intégrer les données hydrologiques aux mesures géophysiques (inversion radar) dans des modèles de transfert prenant en compte l’hétérogénéité du milieu.

La caractérisation des transformations biogéochimiques et du cycle des éléments :

Avec les progrès effectués dans le domaine de l’imagerie, de la mesure des flux et des temps de transfert, la caractérisation des propriétés de transport réactif devient abordable sur les sites H+et constitue un enjeu important pour la prospective du réseau. La contribution des eaux souterraines dans les cycles biogéochimiques a été relativement peu documentée jusqu’à présent, ce qui pourrait expliquer les difficultés récurrentes rencontrées pour effectuer des bilans géochimiques dans le cycle hydrologique. Cette question rejoint l’une des questions centrales du réseau RBV et sera traitée de manière coordonnée entre les deux réseaux à travers l’equipex CRITEX.  Des opérations importantes ont été lancées en 2012-2013 sur les sites H+sur les interactions eau-roche (sélénium), le rôle des microorganismes dans le transport réactif (dénitrification), ainsi que le rôle des processus de mélange sur les réactions biogéochimiques (en particulier à l’interface eau douce - eau salée).

Concernant lamise à disposition des données, les années 2012-2013 ont été marquées par un travail important sur la base de données, avec l’intégration des nouveaux sites du réseau et la mise à niveau de l’ensemble des sites. Ceci a été possible grâce au recrutement de CDDs, cofinancés par le SOERE H+et les équipes pilotant les sites. Le taux d’alimentation de la base de données est désormais satisfaisant, avec cependant encore quelques disparités entre site. Cet effort sera poursuivi en 2014.